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FALAISES ISLANDAISES
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Ça ne fait pas que rimer, c’est aussi très beau et très haut :). Si l’on considère la définition géomorphologique communément admise, une falaise est un escarpement littoral rocheux de fort dénivelé créé par l’érosion marine. Avec une côte très découpée, des fjords en pagaille et une activité volcanique intense, les falaises répondant à cette définition sont relativement fréquentes en Islande, bien que souvent difficiles d’accès voire inatteignables. Parmi les falaises emblématiques, on retrouve évidemment les archi-célèbres falaises de Látrabjarg (Vestfirðir) culminant à 440 mètres au-dessus de la mer et faisant le paradis des ornithos.

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Au Sud du pays, les falaises des alentours de Vik sont également très réputées, tant pour la beauté des paysages que pour leur intérêt ornithologique. Il en va de même pour les falaises de Hafnaberg et de Reykjanesta dans la péninsule de Reykjanes.

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Si l’on s’en remet désormais à la définition usuelle des falaises qui ne se restreint pas aux escarpements littoraux, alors là, le compteur explose ! Les hauts plateaux tombant en à-pics vertigineux sont en effet extrêmement communs, ce qui explique la profusion de cascades que compte le pays. Les canyons et ravins creusés par les eaux déchaînées issues des glaciers sont également très courants, pour notre plus grand bonheur.

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FAUNE ISLANDAISE
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Comme vous l’aurez compris depuis le début de ce petit dictionnaire illustré, les oiseaux ont la part belle dans la faune islandaise (cf. avifaune). Du côté des mammifères terrestres, la situation est bien différente puisque le pays ne compte que quatre espèces à l’état sauvage, le renard polaire (Vulpes lagopus), le renne (Rangifer tarandus), le vison d’Amérique (Neovison vison) ainsi que le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) (la souris domestique (Mus musculus), le surmulot (Rattus norvegicus) et le rat noir (Rattus rattus) semblent également présents sur l’île mais inféodés à l’habitat humain). Pire encore du côté des reptiles et des batraciens puisqu’ils ne sont pas du tout représentés ! En revanche, dans les eaux froides des fjords et des ruisseaux, la vie animale est exceptionnelle avec pas moins de 18 espèces de mammifères marins et deux espèces de phoques. Les eaux islandaises sont également très poissonneuses avec une importante représentation des gadidés (morue (Gadus morhua), merlan (Merlangius merlangus), lieu noir (Pollachius virens), aiglefin (Melanogrammus aeglefinus)…) et des pleuronectiformes (flétan (Hippoglossus hippoglossus), plie commune (Pleuronectes platessa), limande (Limanda limanda)…). On y trouve également de la lompe (Cyclopterus lumpus), de la baudroie (Lophius piscatorius), du loup de l’Atlantique (Anarhichas lupus) ou encore du loup tacheté (Anarhichas minor) ainsi que des espèces pélagiques telles que le hareng (Clupea harengus), le capelan (Mallotus villosus) et plus récemment le maquereau (Scomber scombrus). Dans les rivières frayent saumons atlantiques (Salmo salar), ombles chevalier (Salvelinus alpinus) et truites (Salmo trutta). Du côté des insectes, on recense environ 1300 espèces, principalement des mouches et moucherons qui peuvent parfois rendre les randonnées compliquées :). A noter qu’il n’y a pas de moustiques ni de fourmis en Islande !

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FERMES ISLANDAISES
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Bien loin de l’image que l’on peut se faire des fermes traditionnelles, les fermes islandaises se répartissent sur un quart du territoire environ, partout où glaciers et déserts volcaniques sont absents. Souvent très isolées, elles peuplent des paysages incroyables. Ne cherchez pas ici trace de champs de blé ou autres céréales, les terres sont peu fertiles et le climat est trop rude pour cela. Non, les fermes islandaises sont essentiellement constituées de pâtures verdoyantes et de champs à foin, l’essentiel de l’agriculture étant tourné vers l’élevage d’ovins et de bovins (quoique cela change doucement avec l’apparition récente d’élevages de porcs et de volailles). A noter également que les très nombreux et magnifiques chevaux islandais présents dans les fermes sont élevés comme animaux de compagnie et y sont donc en pension, rien de plus. L’engouement des Islandais pour les chevaux est vraiment indéniable puisqu’on compte un cheval pour quatre habitants environ, soit proportionnellement quinze fois plus qu’en France (un cheval pour 60 habitants environ) !

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De façon plus anecdotique, on y cultive également la pomme de terre ainsi que tomates, concombres, salades et choux via la culture sous serres et la géothermie. On peut même déguster mangues et bananes cultivées à deux pas du cercle polaire, qui l’eut cru ! Gros avantage de ce mode d’agriculture atypique, on oublie les énergies fossiles polluantes en favorisant qui plus est une production locale avec un faible impact carbone. De même, peu de parasites étant présent sur l’île, les productions ne se servent quasiment pas de pesticides, pour le plus grand bien-être de la planète et des consommateurs.

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FJORD
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Sur la petite centaine de fjords principaux et secondaires que compte l’Islande, une très grosse majorité se situe dans les Vestfirðir (fjords de l’Ouest), il suffit de regarder une carte de l’Islande pour s’en convaincre. Les côtes septentrionale et orientale (Austfirðir pour fjords de l’Est) ne sont cependant pas en reste et présentent un littoral très découpé accueillant de charmants petits ports de pêche.

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FLAQUE
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OK, il pleut beaucoup en Islande mais ça fait partie du charme de ce magnifique pays et ça a parfois de très bon côtés :).

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FLORE ISLANDAISE
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En l’espace d’un millénaire, la flore islandaise a radicalement changé. En cause bien entendu, la déforestation liée à l’activité humaine (bois de chauffage, construction des habitations et des navires, pâturage des moutons…) qui a fait passer la superficie des terres boisées islandaises de plus de 25% à seulement 1,1% ! Bien que des programmes d’afforestation voient à présent le jour, il serait utopique de considérer pouvoir revenir aux proportions boisées d’antan, les surfaces agricoles et urbaines ayant considérablement augmentées dans les zones non désertiques. Néanmoins, il faut tout de même noter une prise de conscience globale de la situation et des efforts pour rétablir quelques espaces boisés d’envergure (comme la forêt de Hallormsstadarskogur (atchoum :)) dans l’Est du pays), moyen par ailleurs très efficace pour lutter contre l’érosion des sols et piéger les émanations de carbone.

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Parmi les 470 espèces de plantes vasculaires vivant actuellement en Islande, seules 3 espèces d’arbres sont endémiques, l’ultra majoritaire bouleau pubescent (Betula pubescens) pour 99,9%, le rare sorbier des oiseleurs (Sorbus acuparia) pour moins de 0,1% et le très rare tremble d’Europe (Populus tremula) pour moins de 0,0001% ! Depuis un siècle environ, d’autres espèces exotiques sont venues gonfler les rangs de cette petite population, on pourra citer notamment le mélèze de Sibérie (Larix sibirica), les épinettes de Sitka (Picea sitchensis) et d’Engelmann (Picea engelmannii), le pin tordu (Pinus contorta) ou encore le peuplier de l’Ouest (Populus trichocarpa). Malgré ces efforts, les forêts ne représentent toujours qu’une petit 0,2% de la superficie du pays, les 0,9% de surfaces boisées restantes étant constituées de buissons et arbrisseaux comme le bouleau nain (Betula nana), le saule laineux (Salix lanata) et le saule arctique (Salix arctica).

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En dépit de la rareté des espaces boisés, l’Islande présente une végétation rase bien développée qui égaye les paysages les plus austères. Bien adaptées aux conditions les plus rudes et qui font la spécificité de l’Islande (neige, vent, acidité des sols volcaniques…), les landes rases recouvrent environ un tiers du territoire, essentiellement constituées de sous-arbrisseaux comme la myrtille des marais (Vaccinium uliginosum), la callune (Calluna vulgaris), la camarine noire (Empetrum nigrum) ou la dryade à huit pétales (Dryas octopetala), fleur nationale islandaise.

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D’autres plantes vasculaires ainsi que des plantes vivaces telles le silène acaule (Silene acaulis) ou le lupin bleu d’Alaska (Lupinus nootkatensis) ponctuent ici et là les vastes étendues désertiques.

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Enfin, avec pas moins de 500 espèces, les mousses et lichens sont très bien représentés en Islande. Bravant les éléments, ils recouvrent à perte de vue les étendues les plus hostiles, là où rien d’autres ou presque ne pousse. Formant de vastes tapis fluorescents, ils font le bonheur du visiteur circulant dans les immenses champs de lave des hautes terres du milieu.

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FOSSFJÓRÐUR
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Quoi de mieux qu’une petite vidéo pour vous faire découvrir ce magnifique petit fjord, bras enchanté du grand Arnarfjörður. Devant son nom à la cascade qui y coule, il fait partie du Suðurfirðir, regroupement de cinq petites criques de toute beauté. On y trouve une unique ferme encore en exploitation ainsi qu’une autre abandonnée. Et puis rien d’autre sur les 4 km de long et 2 km de large du Fossfjörður. Rien d’autre si ce n’est des montagnes enchanteresses se reflétant dans ses eaux limpides, des sternes et des eiders en pagaille et une route cabossée invitant au voyage et à l’émerveillement…
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FRAGILITE
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Si l’Islande est synonyme de nature à l’état brut, elle n’en demeure pas moins fragile à bien des égards. Sans cesse remodelée par son activité volcanique, elle est également chahutée par les bouleversements climatiques qui s’opèrent. Ici comme ailleurs, les glaciers fondent et reculent toujours plus. Sa flore est également extrêmement fragile et soumise à une violente érosion (ruissellement, vent et gel). Sur un sol en grande partie fait de roches volcaniques poreuses battues par les vents et subissant gels et dégels, la pousse du moindre bout de verdure représente un petit exploit. Ici plus encore qu’ailleurs, l’Homme doit être pleinement conscient de son empreinte sur la Nature. Alors, si vous avez la chance de visiter ce merveilleux pays, attention où vous mettez les pieds, restez bien sur les sentiers balisés et évitez de piétiner mousses et lichens, l’Islande vous en sera reconnaissante ;).

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FROSTASTAÐAVATN
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Superbe lac de montagne situé à proximité du volcan Hekla et à deux pas de Landmannalaugar. Le lac, dont les couleurs varient du vert foncé au bleu profond selon la luminosité, est situé dans une zone de volcanisme actif. La coulée de lave de Námshraun, au Sud, issue d’une éruption volcanique datant de 1477, s’est d’ailleurs épanchée jusqu’à lui, créant ainsi une myriade d’îlots de rhyolite. Tout autour du lac, les sommets enneigés laissent entrevoir des roches aux couleurs incroyables, signe d’une activité volcanique intense. Le lac fait partie du Veiðivötn, un ensemble d’une cinquantaine de lacs pour la plupart d’origine volcanique et situés entre le Vatnajökull et le Landmannalaugar.

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FULIGULES
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Les fuligules sont des canards plongeurs trapus, de taille petite à moyenne, vivant dans des milieux variés allant des lacs et étangs de plaine ou de montagne aux marais et milieux littoraux. Parmi les 7 espèces de fuligules potentiellement observables en Islande, seuls le fuligule morillon (Aythya fuligula) et le fuligule milouinan (Aythya marila) sont communs. Si les effectifs de ce dernier étaient il y a quelques décennies encore largement majoritaires, le morillon l’a depuis détrôné. Avec sa huppe tombante sur la nuque, le mâle adulte de morillon ne peut être confondu. Sa tête est noire avec des reflets tirant sur le pourpre. A contrario, le mâle de milouinan a une tête noire aux reflets verts et ne possède pas de huppe.

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En ce qui concerne les femelles, l’identification peut s’avérer plus ardue. Toutes deux brunes en été, on notera que la femelle de milouinan est plus grande, présente un large anneau blanc à chamois autour du bec ainsi que des taches blanchâtres caractéristiques sur les parotiques (joues). La femelle de morillon a une tête de couleur unie, du blanc à la base du bec généralement moins étendue ainsi qu’une amorce de huppe comme chez le mâle.

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Les cinq autres espèces de fuligules de passage en Islande restent rares et occasionnelles. Parmi ces espèces, seul le fuligule milouin (Aythya ferina) est commun par chez nous, les quatre espèces étant des espèces nord-américaines (fuligule à bec cerclé (Aythya collaris), fuligule à tête rouge (Aythya americana), fuligule à dos blanc (Aythya valisineria) et fuligule à tête noire (Aythya affinis)). Ce denier, appelé aussi petit fuligule, ressemble fortement au fuligule milouinan. Il est cependant plus petit et présente généralement une calotte saillante caractéristique, le milouinan ayant une tête plus arrondie.

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FULMAR BOREAL
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Le fulmar boréal (Fulmarus glacialis) est un oiseau pélagique de la famille des Procellariidés et de l’ordre des Procellariiformes. Tous les représentants de cet ordre ont la particularité de disposer de narines tubulaires dotées de glandes à sel par lesquelles il rejettent le sel de l’eau de mer qu’ils ingurgitent. Comme la plupart des procellariiformes, le fulmar possède ses narines tubulaires sur le dessus du bec (seuls les diomedeidés (albatros) possèdent ses narines tubulaires sur le côté du bec)).

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Infoédé à la haute mer, il ne s’approche guère des côtes qu’en période de reproduction. Sa morphologie est particulièrement bien adaptée au vol plané, qu’il affectionne même dans les conditions difficiles. Sa silhouette trapue et son vol caractéristique permettent de le repérer aisément à grandes distances. Alternant de rapides coups d’ailes, raides et de faible amplitude, il glisse fréquemment au-dessus de l’eau jusqu’à en effleurer la surface. On peut alors distinguer ses pattes palmées rosâtres, courtes et très en arrière du corps, qui expliquent sa démarche mal assurée sur terre.

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Plus à l’aise dans les airs que posé, ce voltigeur doit faire quelques efforts pour décoller et semble alors courir sur l’eau, un peu à la manière des foulques macroules.

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Autre particularité de son bec crochu et puissant, celui-ci est composé de multiples couches cornées. Le fulmar possède également un petit masque noir caractéristique autour de l’oeil.

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En Islande, le fulmar boréal est très fréquent le printemps venu, période de reproduction oblige. Il niche alors en grandes colonies sur les corniches et dans les anfractuosités des falaises littorales, parfois même à proximité directe des ports (comme à Stykkishólmur par exemple). A l’instar des autres procellariidés, la femelle pond un unique œuf à même la roche que le couple couvera alternativement. Après sept semaines et demi d’incubation environ, une petit boule de duvet blanc viendra au monde et sera nourri pendant sept autres semaines par les parents. Au menu, une substance huileuse provenant d’une digestion partielle de la nourriture quotidienne des adultes. Ce nourrissage durera jusqu’à ce que les parents estiment leur rejeton suffisamment costaud pour se débrouiller tout seul. Passé ce délai, ils repartiront en haute mer sans leur progéniture qui, une fois affamée et résignée à devoir se débrouiller seule, en fera alors de même. Dur !

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En Islande, la sous-espèce représentée est Fulmarus glacialis auduboni que l’on retrouve également en Scandinavie, dans le Sud du Groenland et dans l’Est du Canada.

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A noter qu’il existe une forme claire (visible ici) et une forme sombre, dite bleue et présentant un plumage entièrement gris.

Alphonse de Lamartine), fulmar boréal (northern fulmar, Fulmarus glacialis), Súðavík, fjords de l’Ouest
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Le fulmar boréal se nourrit principalement de poissons, de crustacés, de céphalopodes mais également de débris de poissons et de charognes de cétacés. Posé sur l’eau, il pêche en prenant les proies à la surface mais plonge aussi parfois à faible profondeur. Contrairement aux autres procellariidés, il reste actif de jour pendant la période de reproduction. Formant de grands groupes autour des bateaux de pêche ou à la sortie des ports en période nuptiale, on le retrouve un peu partout dans l’Atlantique et le Pacifique Nord, là où se trouvent d’abondantes ressources en nourriture.

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FUMEROLLES
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Petits panaches de gaz volcanique sortant des entrailles de la Terre, les fumerolles sont courantes en Islande. Elles sont une manifestation directe du volcanisme actif de l’île, le plus intense au monde. Évoluant au gré des vents, elles caressent le visiteur de passage, l’enveloppent sournoisement jusqu’à le faire disparaître l’espace d’un instant… Ces folles farandoles fascinent et façonnent des paysages déjà hauts en couleurs ;).

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A bientôt pour la lettre G ;).



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