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OIE A BEC COURT
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Des cinq espèces d’oies dites grises vivant en Europe, l’oie à bec court (Anser brachyrhynchus) est la seule avec l’oie cendrée (Anser anser) à nicher en Islande. Inféodée à la toundra arctique en période de reproduction, on peut l’observer dans les hautes terres du milieu, là où personne ou presque ne vit, là où rien ou presque ne pousse.

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C’est dans cet environnement hostile que mâles et femelles y élèvent leurs petits, se nourrissant exclusivement de racines et de plantes terrestres ou aquatiques. Généralement formés pour la vie, les couples commencent leur parade nuptiale sur les aires d’hivernage pour se reproduire dès leur arrivée sur les zones de nidification. Le nid est d’ordinaire placé sur un point haut ou à défaut, dégagé, permettant de surveiller aisément les environs. Il s’agit d’une simple dépression garnie de verdure (mousse, lichens…) et d’une importante quantité de duvet. A partir de la mi-mai, la femelle incube seule les 3 à 5 œufs pondus (rarement six) tandis que le mâle monte la garde autour du nid. Après quatre semaines d’incubation environ, les petits nidifuges quittent le nid sous la surveillance étroite des parents. Au bout de deux mois environ, ils sont emplumés et en mesure de voler en famille vers leur aire d’hivernage (en Grande-Bretagne pour la plupart). Ils resteront avec leurs parents jusqu’au printemps suivant et seront à leur tour en âge de se reproduire dès 3 ans.

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Assez proche physiquement de l’oie des moissons (Anser fabalis), l’oie à bec court s’en distingue aisément par un bec court noir barré de rose, un cou tout aussi court, une tête ronde et des pattes roses. A noter qu’elle ressemble fortement à la sous-espèce rossicus de l’oie de la toundra (Anser serrirostris), ancienne sous-espèce de l’oie des moissons, élevée au statut d’espèce en 2007 (je sens que je vous perds là :)). Fort heureusement, la rossicus présente des pattes orange et se reproduit au Nord et Nord-ouest de la Sibérie. Son bec est également plus épais à la base et présente une petite tache orangée et non rose comme notre chère oie à bec court.

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Tant qu’on est à parler d’oies grises, autant en profiter pour faire rapidement connaissance avec les deux autres espèces que vous serez susceptible de croiser là-haut, si vous avez un jour la chance de vous y balader. L’oie cendrée (Anser anser) est incontestablement la plus commune. Nicheuse en Islande, on la retrouve un peu partout sur le littoral mais parfois aussi dans les terres. Plus grande que l’oie à bec court, elle s’en distingue également par sa grosse tête claire et son bec bien plus fort et pâle.

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L’autre espèce d’oie grise observable en Islande est l’oie rieuse (Anser albifrons), en particulier la sous-espèce flavirostris. Nichant au Groenland et hivernant dans les îles britanniques, on peut l’observer à l’automne et au printemps lorsqu’elle fait halte sur l’île pour se requinquer. De taille similaire à l’oie à bec court, elle s’en différencie par son ventre grossièrement barré de noir (attention, certaines oies cendrées possèdent également des taches sur le ventre !), ses pattes orangées et surtout son long bec à dominante orangé à la base duquel s’étend une tache blanche frontale caractéristique.

Voilà, vous savez à peu près tout ce qu’il faut savoir pour identifier ces beaux et gros oiseaux qui passeront au-dessus de votre tête lorsque vous vous baladerez dans les fjords ou la toundra ;).
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ÓLAFSFJARÐARGÖNG
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Appelé également Múlagöng, l’Ólafsfjarðargöng est un tunnel de 3,4 km inauguré en 1991 et permettant d’accéder à la ville d’Ólafsfjörður depuis Dalvík. Il est situé sur la superbe route 82, sur la côte Nord de la Tröllaskagi, la péninsule des trolls :). Petite spécificité de cet ouvrage, la circulation y est à double-sens… mais avec une unique voie de circulation ! Afin d’éviter les chocs frontaux, des renfoncements ont été prévus tous les 150 mètres environ, dans le sens Dalvík-Ólafsfjörður uniquement (la priorité est dans l’autre sens). Personnellement, je trouve ce type de tunnel assez stressant, on s’attend toujours à voir débouler un Fangio en face de nous… Fort heureusement, les Islandais sont bien plus civilisés que nous autres petits Latins et le trafic dans la région n’est pas fou non plus comme vous pourrez le voir dans la vidéo ;).
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ÓLAFSFJARÐARVEGUR
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Splendide portion de la route 82 s’enfonçant dans le cœur de la péninsule des Trolls, l’Ólafsfjarðarvegur serpente entre les monts enneigés et les micro-glaciers, fendant les brumes, filant entre les eaux glacées des torrents, s’étirant le long du tranquille Stífluvatn pour finalement rejoindre la route 76 au niveau du lac Miklavatn, à hauteur de la baie de Fljótavík.

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ÖNUNDARFJÖRÐUR
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Superbe fjord du Nord des Vestfirðir, enfiché tel un joyau dans un écrin de monts enneigés. Mesurant 20 kilomètres de profondeur pour 6 à son embouchure, c’est un endroit magnifique, sauvage à souhait, où le temps semble suspendu aux cimes des abruptes falaises comme aux vieux pontons usés par le temps et les éléments. Si la côte Sud est quasi-déserte, la côte Nord abrite le petit port de Flateyri. Construit sur une minuscule presqu’île naturelle fruit des alluvions des glaciers environnants, on y vit bien sûr principalement de la pêche. Un peu plus de 200 personnes demeurent encore ici aujourd’hui.

Tout au fond du fjord, de l’autre côté de la route 60 qui l’enjambe à 17 km de son embouchure, une station baleinière (note pour les dyslexiques : baleinière et non balnéaire :)) fut construite dans les années 1900. Il n’en reste aujourd’hui qu’une unique cheminée où se posent les laridés de passage. D’ailleurs, avis aux amateurs, la lagune avoisinante et les superbes bancs de sable de la côte Sud sont d’excellents spots ornitho ;).
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A bientôt pour la lettre P ;).



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