Slettnes Fyr, Gamvik – 71°05’33”N- Péninsule de Nordkyn – Laponie norvégienne

C’est au pied du phare continental le plus septentrional du monde que je fis la rencontre de Nouelig bras, compagnon de toujours de mes virées bretonnes.

Littéralement grand (bras) petit Noël (nouelig) en breton, le grand gravelot ou Charadrius Hiaticula est dénommé ainsi en raison de sa gorge blanche rappelant la barbe archétypale. D’ailleurs, tous les autres membres du genre Charadrius possèdent ce trait caractéristique et se prénomment ainsi nouelig.

Arpentant inlassablement le sable de l’estran à la recherche d’invertébrés, le grand gravelot est un limicole incontournable de la façade atlantique. Bien qu’il s’avère être un nicheur occasionnel en France métropolitaine (quelques dizaines de couples seulement en Bretagne pour moins de 200 sur l’ensemble du territoire), ces effectifs s’étoffent très fortement en période hivernale où il écume les plages aux côtés des bécasseaux et tournepierres.

En période de reproduction, c’est donc tout là-haut dans le grand Nord de l’Europe qu’on le retrouve facilement. Son aire de répartition s’étend également à la toundra, autour des lacs et étangs qu’il utilise pour des toilettes toniques!

Si en période nuptiale, nouelig bras se pare d’un bec orange à pointe noire assorti à ses gambettes, les juvéniles et adultes internuptiaux ont un bec plus sombre, un collier plus étroit et plus terne, et leur bandeau noir sur le dessus du front disparaît.

Le grand gravelot se différencie du petit gravelot (Charadrius dubius) ou nouelig bihan par sa taille supérieure, son allure moins élancée, ses pattes plus courtes et orangées et son cercle orbitaire bien plus fin et moins jaune. En vol, il laisse apparaître une nette barre alaire blanche typique.



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