A l’heure du ramdam incroyable suscité par la marée du siècle, je souhaitais vous faire part de mon incrédulité face à cet engouement médiatique qui me semble si artificiel. J’ai beau chercher à comprendre, à retourner l’affaire dans tous les sens, non je ne vois pas, je ne comprends pas pourquoi tous les médias nationaux s’enflamment autour de ce phénomène, certes rarissime, mais qui va laisser j’en suis certain beaucoup de curieux sur leur faim… Car de sensationnel pour le tout-venant, il n’y en aura pas eu, conditions météo obligent. La mer s’est retirée loin, loin, loin et est revenue bien bien haut, voilà, l’affaire est classée. Pas de vagues gigantesques, pas de mini raz-de-marée ni de centres-villes les pieds dans l’eau… Du grand classique en somme et la course au buzz fait un petit flop. Dommage, pourtant, tout là-bas au loin, là où seulement quelques rares courageux connaisseurs des lieux se sont aventurés, des bancs de sable éphémères surgissent des flots, ramenant à l’air une faune et une flore prises de court par une configuration astrale rarissime. Parfois même, une épave, un bout d’histoire apparaîtront ici et là pour nous rappeler le recul du trait de côte au fil de siècles. Mais pour le pêcheur à pied lambda ou le randonneur des pieds de dune, cela va changer quoi concrètement par rapport aux autres grandes marées de l’année ? (40 jours avec un coefficient supérieur à 100 en 2015…) ? Un peu plus de temps à courir après les étrilles ou à remplir ses chaussures de sable, pas grand chose en somme… ou peut-être si, l’opportunité de dire, j’y étais, voilà…
Alors, à tous ceux qui aiment profondément le littoral, je ne peux que vous conseiller de goûter aux plaisirs des grandes marées ordinaires, loin de cette fatigante course au « sensas », vous verrez, vous serez bien plus tranquille et la magie opèrera bien mieux, j’en suis convaincu 😉


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