Merja Zerga – Maroc
Loin du littoral breton, théâtre de notre précédente rencontre avec sa Majesté Brachyote, c’est sous un temps à rendre jaloux Taranis que je rencontrai Asio Capensis, son cousin marocain. Petit protégé du Merja Zerga, magnifique mais fragile zone humide du littoral marocain, il en est sans doute aujourd’hui le symbole le plus connu, en particulier depuis la disparition du courlis à bec grêle (Numenius tenuirostris) de la zone dans les années 1990-2000.

Légèrement plus petit qu’Asio flammeus, il partage cependant le même type d’habitat que son cousin dans la zone paléarctique, à savoir les prairies humides et zones littorales marécageuses. Ailleurs sur le continent africain, dans la zone sub-saharienne essentiellement, il s’accommode également des étendues de savanes, des marais intérieurs ou encore des prairies de montagnes.

D’apparence plus sombre que le hibou des marais (Asio flammeus) ou que le hibou moyen-duc (Asio otus), son dos, sa poitrine et ses couvertures sus-alaires sont brun foncé.

Il se différencie également de ces deux congénères par une face pâle et des yeux foncés.

Ses ailes sont plus courtes mais aussi plus larges et plus obtuses que celles du hibou moyen-duc et du hibou des marais. Il effectue des planés avec les ailes légèrement en cloche.

Subissant une forte pression sur son habitat, les hiboux du Cap du Merja Zerga sont aujourd’hui sans doute quelques petites dizaines à entretenir le mythe de ce magnifique strigiforme dans la région. Espérons que la récente prise de conscience de l’importance écologique de la lagune fera prospérer la petite population que constituent ces magnifiques cousins marocains.



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