Après une parenthèse webistique de plusieurs mois, retour en images sur un périple de quatre semaines au coeur du wilderness américain. Des mesas de l’Arizona aux ripisylves luxuriantes de l’Utah, des étendues désertiques du Névada aux solfatares et geysers du Wyoming, je vous invite à découvrir ou redécouvrir l’incroyable diversité du grand Ouest américain. Sauvage à souhait, il est également le sanctuaire d’une faune et d’une flore exceptionnelles qui magnifient encore un peu plus ses territoires à couper le souffle.

Avant de plonger dans ce périple, quelques repères numériques pour les amoureux des chiffres…
- 8750 km parcourus à travers 7 états (Arizona, Californie, Idaho, Montana, Névada, Utah & Wyoming)
- Des centaines de km de randonnée de -2°C à 40°C et de -85 m à 3031 m
- 10 parcs nationaux explorés (Arches, Bryce Canyon, Canyonlands, Capitol Reef, Death Valley, Grand Canyon, Grand Teton, Yellowstone, Yosemite, Zion)
- 6 parcs d’États prospectés (Antelop Island, Goblin Valley, Kodachrome Basin, Piute, Red Canyon, Valley of Fire)
- 2 monuments nationaux traversés (Grand Staircase Escalante, Vermilion Cliffs)
- 2 forêts nationales pénétrées (Dixie, Gallatin)
- 1 refuge national de la vie sauvage parcouru (Stillwater)
- 1 parc littoral sillonné (Point Reyes)
- 1 réserve indienne visitée (Monument Valley)
- 165 espèces d’oiseaux contactées
- 20 espèces de mammifères approchées
- 10 espèces de reptiles observées
… Pour les autres bien évidemment, les images suivront!
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Malibu, Zuma Beach et Point Dume :
4 mai 2013, Los Angeles, Californie:
Après des mois de sécheresse californienne, nous débarquons tels des messies dans la Cité des Anges, un petit crachin breton dans nos valises. Niveau climat, dépaysement progressif donc. Comme tout bon Breton qui se respecte, l’appel de l’océan se fait rapidement ressentir et nous filons sur la Pacific CoastWay direction Malibu. Ce sera notre dernier bol d’air marin avant notre retour sur San Francisco quatre semaines plus tard.

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Loin des clichés véhiculés par la célèbre série « Alerte à Malibu » (en réalité tournée principalement à Venice Beach, à Los Angeles donc…), nous débarquons au petit matin sur l’immense plage de sable fin de Zuma, déserte.

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Malgré la météo maussade, nos amis à plumes sont là en nombre, à proximité de la lagune de Zuma Beach. Sur le rivage, les serviettes de plage ont laissé place aux goélands d’Aubudon.

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Seuls le 4×4 des lifeguards et quelques rares joggers perturbent ponctuellement leur repos sur le sable californien.

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Au loin, les falaises de Point Dume sortent doucement de la brume, les « lifeguard houses » attendent patiemment leur heure.

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A quelques dizaines de mètres de là, sous le regard désabusé des corneilles d’Amérique, un groupe de sternes élégantes et caspiennes accostent bruyamment.

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Ces dernières, facilement reconnaissables à leur grande taille, leur bec rouge et leurs pattes noires, paradent sur la plage en maîtresse des lieux.

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Plus grande sterne au monde, elle rivalise de taille avec ses voisins de plage, les goélands de Heermann.

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Si les belles ont accosté ici, ce n’est pas pour faire des châteaux de sable, la lagune est un excellent garde-manger. Redoutables pêcheuses, l’une d’entre elle ne tarde pas à faire mouche.

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Mais son butin fait des envieux et elle se retrouve rapidement prise en chasse par une demi-douzaine de goélands de Heermann. Le manège durera de longues minutes avant que la belle ne se décide à engloutir sa proie. A se demander s’il n’y avait pas un peu de nargue là-dedans!

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Du côté de la lagune, la vie s’active également.

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Entre les parties de pêche de l’aigrette neigeuse et les numéros d’équilibriste du carouge à épaulette, un magnifique roselin familier surveille les environs.

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Un peu plus loin, un bruant chanteur fait honneur à son nom.

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Dans l’arrière-dune, les spermophiles de Californie filent vers leur terrier à chaque pas. Peu farouches et pour cause, ils ne s’éloignent jamais de quelques dizaines de mètres de leur refuge, 25 m en moyenne tout au long de leur vie ! Crotales et autres ratons laveurs doivent faire preuve d’ingéniosité s’ils veulent en faire leur menu ! Ici cependant, les prédateurs se font rares et les sympathiques boules de poils ont appris à tirer profit de la présence humaine jouxtant leur territoire. Tant et si bien que la population de spermophiles a explosé ces dernières années, entraînant des dommages pour la faune du parc attenant. Les autorités envisagent aujourd’hui de promouvoir le retour de prédateurs sur zone, avec la pose de perchoirs pour les rapaces notamment.

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Sur le chemin du retour, rencontre avec notre premier colibri, un magnifique adulte d’Allen aux couleurs chatoyantes. Mais il est déjà temps pour nous de prendre la route vers l’Est et ses grandes étendues sauvages. Zuma Beach restera cependant une bien belle surprise faunistique, à quelques encablures seulement de la tentaculaire Cité des Anges.



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