31 mai 2013, San Francisco, Californie
Une fois n’est pas coutume, les milliers de miles parcourus commencent à se faire sentir et nous décollons sur le tard du Chinatown San-Franciscain. Il fait très très beau aujourd’hui et les températures sont particulièrement agréables. Afin de nous acclimater en douceur à la vie urbaine que nous avions mise entre parenthèses ces dernières semaines, nous décidons d’attaquer notre journée par une petite virée au Botanical Garden de San Francisco. En chemin, rencontre avec une magnifique buse à queue rousse posée sur un terrain de baseball !

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Après une sympathique marche dans la grande coulée verte menant au Pacifique – le Golden Gate Park – nous arrivons au célèbre jardin botanique. Sur une superficie de 22,3 hectares, le visiteur peut ici découvrir une collection de près de 8000 espèces végétales venant des quatre coins du globe, avec un focus particulier sur les forêts de nuage des Amériques et d’Asie du Sud-Est. L’endroit est magnifique et regorge bien évidemment d’oiseaux en tout genre 🙂 A peine arrivés, nous effectuons notre première rencontre avec les superbes colibris d’Anna qui peuplent massivement le parc. Le mâle est tout simplement splendide avec sa cagoule d’un pourpre si intense à la lumière.

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A quelques battements d’ailes de là, les chardonnerets mineurs s’en donnent à cœur joie dans les étamines tandis qu’une sittelle pygmée tambourine au-dessus de leur tête. Dans chacun de ces petits microcosmes, vitrines à ciel ouvert sur les merveilles du Monde végétal, la vie grouille et les oiseaux gazouillent. Les écureuils ne sont pas en reste et tentent de chiper quelques miettes des pique-niques qui fleurissent à l’heure du déjeuner.

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Nous quittons les forêts de nuage méso-américaines pour une incursion en terre sud-africaine où les agapanthes resplendissent de mille feux. Plus loin, sur la bien-nommée mare aux oiseaux sauvages (wildfowl pond), un juvénile de grand héron fait ses premières armes en compagnie de bernaches du Canada et de tortues de Floride.

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De l’autre côté du parc, par-delà les palmeraies néozélandaises, nous poursuivons notre périple à pas de géants en direction des contrées japonaises. Havre de paix fascinant, le Moon-Viewing garden nous offre des compositions incroyables. Magnolias, camélias et érables japonais se reflètent dans les eaux calmes d’une mare magique où les toiles de maître se redessinent à l’infini.

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Pendant notre visite, un merle d’Amérique viendra y prendre son bain, splendide.

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Les merveilles japonaises derrière nous, nous découvrons maintenant la forêt de nuage d’Asie du Sud-Est puis les magiques séquoias à l’ombre desquels on peut venir chercher la fraîcheur en toute saison. C’est dans ce monde fascinant, à mille lieux de la ville pourtant toute proche, que les sureaux de montagne nous offrent une explosion de couleur. Nous ne sommes pas les seuls à avoir repérés ces belles grappes, un geai buissonnier surveille à distance son futur festin.

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De retour dans le jardin californien, nous retrouvons nos amis colibris affairés à récolter du nectar dans les nombreuses fleurs alentours. Lorsqu’ils ne sont pas en vol, ces adorables boules de plumes apodiformes se posent quelques minutes afin d’économiser leur énergie entre deux chasses aux nectars.

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On ne dirait pas comme ça sous leurs airs de petits êtres fragiles mais les colibris d’Anna détiennent également le record de vitesse relativement à leur taille. Lors des parades nuptiales, le mâle peut ainsi atteindre une vitesse de 90 km/h soit une vitesse relative équivalent à 400 fois la longueur de son corps par seconde ! Il explose ainsi le record du faucon pélerin (200 fois sa longueur par seconde), pourtant aussi vif qu’un avion de chasse ! Qui l’aurait cru en le voyant ainsi, tranquillement posé en plein digestion !

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La matinée touche déjà à sa fin lorsque nous quittons nos fascinants petits bolides et cet écrin magique sous l’œil malicieux d’un joli moucherolle noir.

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De retour à San francisco, l’envie subite de retrouver l’océan nous entraîne vers Fisherman’s Wharf. Sur le fameux pier 39, à quelques brasses des nuées de badauds, les lions de mer assurent l’animation. Tandis que la majorité dort dans des positions improbables sur les pontons de bois, quelques excités jouent les clowns en se poussant les uns les autres par-dessus bord.

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Laissant les lions de mer à leur numéro de cirque, nous nous retirons loin de la foule bruyante que nous avions fuie le reste du périple. Le long d’une des innombrables jetées désertes, nous nous retrouvons bientôt face à l’océan avec pour seuls compagnons quelques goélands d’Audubon.

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Les yeux perdus dans le bleu profond du port, nous savons que notre périple touche désormais à sa fin et rejouons toutes les merveilles explorées ces dernières semaines. Zion, The Wave, Toroweap Point, Yellowstone et tant d’autres, tant de merveilles découvertes en si peu de temps. A mesure que nous repassons le film de notre escapade, nous réalisons à quel point tout ceci fut intense et incroyable, nous réalisons aussi à quel point le grand Ouest va nous manquer. Les grands espaces vierges et rudes, la poussière rouge et les tumbleweeds, les urubus tournoyant au-dessus des mesas, les immenses canyons, les profondes forêts, les monts enneigés et les routes lunaires… Diable, que tout ceci va nous manquer… Et tous ces moments magiques partagés en solitaire, les couchers de soleil sur le désert d’Arizona et les hoodoos de Bryce, les levers de soleil sur les arches enflammées et les prairies parsemées de bisons, les rencontres inoubliables avec grizzlis, marmottes, coyotes et balbuzards, éléphants de mer, antilopes et merlebleus de l’Ouest, les nuits silencieuses passées sous une myriade d’étoiles au fin fond de l’Utah… C’est certain, le retour à la réalité sera difficile… Demain, lorsque nous décollerons pour Paris, nous mettrons un point final à cette magnifique page que nous avons écrite ensemble. Fort heureusement, un livre ne tenant pas sur une seule page, nous repartirons très bientôt vers d’autres horizons et jouerons à nouveau cette mélodie du bonheur au naturel à vos côtés.

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Merci pour votre patience et votre fidélité durant ces longs mois à nos côtés.
A très bientôt.
Amitiés
Sébastien


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