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BALEINE
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Sous ce nom vernaculaire sont regroupés les cétacés marins du sous-ordre des mysticètes. Contrairement aux odontocètes qui possèdent des dents (cachalots, orques, marsouins, dauphins, globicéphales…), les mysticètes sont pourvus de fanons qui leur servent à filtrer le krill, ces petits crustacés dont ils se nourrissent. La profusion du krill dans cette région du globe explique aisément l’attrait des baleines pour les eaux islandaises. D’ailleurs, la mer y est également très poissonneuse et attire donc en plus un grand nombre d’odontocètes.

Si vous rêvez un jour de pouvoir observer des baleines dans leur élément naturel, l’Islande sera très probablement votre paradis, à la concession près d’accepter d’affronter les colères de la mer du Groenland :). Dans la baie de Skjálfandi, au départ du charmant petit port d’Husavik (côte Nord), de nombreuses excursions sont proposées pour aller à la rencontre de la baleine à bosse, du petit rorqual de l’Atlantique Nord (appelé aussi baleine de Minke) voire du rorqual commun et de la baleine bleue (les deux géants des mers). Les taux d’observation des cétacés sont ici très élevés en été et, si par malheur, les mysticètes n’étaient pas de la partie, vous auriez probablement le droit à la visite de quelques odontocètes (dauphin à nez blanc, marsouin commun voire orque).

Tout ceci serait des plus réjouissants si l’Islande avait définitivement arrêté de chasser ces formidables animaux. Malheureusement, en dépit des pressions internationales, l’Islande continue de chasser le rorqual commun et le petit rorqual de l’Atlantique Nord à des fins commerciales. Cette année encore ce sont pas moins de 155 rorquals communs (en danger d’extinction) et 29 petits rorquals de l’Atlantique Nord qui ont été harponnés… Et comme pour faire écho à ce triste constat, le Japon annonce le 28 novembre 2015 la reprise de la chasse à la baleine en Antarctique à des fins « scientifiques ». Personne n’est dupe… :(.
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BARGE A QUEUE NOIRE
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Avec leur magnifique plumage orangé en été, les adultes de barge à queue noire passent rarement inaperçus en cette saison. Ceci est d’autant plus vrai en Islande où niche la sous-espèce islandica. Les individus de cette sous-espèce possèdent en nuptial un plumage roux orangé vif (encore plus vrai chez le mâle) de la tête au bas de la poitrine. Chez la sous-espèce nicheuse en métropole (en net déclin au passage) – Limosa limosa limosa (non je ne bégaye pas :)) – la zone orangée est moins vive et s’étend moins bas, les rayures noires sur le ventre blanc sont aussi moins nombreuses. Son manteau présente également plus de plumes grises hivernales que l’islandica nichant généralement plus tardivement (et ayant de ce fait plus de temps pour peaufiner leur plumage nuptial !). A noter cependant que si l’islandica ne niche qu’en Islande, sur les îles Féroé et Shetland et sur les côtes norvégiennes et écossaises, elle hiverne de plus en plus communément sur la façade littorale française. Sa comparse eurasienne qui niche de la Grand-Bretagne à la Sibérie occidentale mais qu’en très petit nombre en métropole (limite Sud-Ouest de son aire de reproduction, 120 à 150 couples environ), hiverne plus au Sud (péninsule ibérique, Maghreb, Afrique occidentale et centrale). Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, vous avez donc bien plus de chances de croiser une L.l.islandica en métropole qu’une L.l.limosa, vous voilà prévenus :).

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Inféodée aux zones humides (landes, prairies, marais…), la barge à queue noire s’installe préférentiellement près des eaux salées que des eaux douces, en métropole du moins. Elle est donc peu présente à l’intérieur des terres. Faisant bon usage de ses longues échasses, il n’est pas rare de la voir marcher tête sous l’eau, à la recherche de vers et de petits crustacés. Aidée de son long bec droit et pointu, elle pratique également avec dextérité la chasse aux lombrics dans les grasses prairies humides.

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BÉCASSINE DES MARAIS
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Krýsuvíkurkirkja, péninsule de Reykjanes. Autour des vestiges de la minuscule chapelle brûlée accidentellement quelques années auparavant, les moutons paissent religieusement une herbe grasse et généreuse. Une légère brume vient d’envahir la lande silencieuse en contrebas. Les sombres sommets dénudés disparaissent dans l’ouate, bientôt suivis par les gloutons ovidés.
Alors que le temps semblait suspendu à jamais, un lointain ronronnement se fait entendre par-delà les limbes. Intrigué, je scrute tant bien que mal mon court horizon bouché, sans succès bien évidemment. Pourtant, le ronronnement se rapproche, devient vrombissement puis chevrotement et gagne encore en mystère…
Entêté à chercher mon énigme sonore au sol, je m’aperçois bientôt que l’étrange ritournelle semble désormais provenir des nues. Perdue dans les brumes, elle gagne puis reperd en amplitude à plusieurs reprises. Une chèvre volante ? Bien que l’ambiance du moment fut propice à la genèse de chimères, j’écarte rapidement cette piste, disons-le, foireuse :). Ça y est, le chevrotement est presque au-dessus de ma tête désormais. Comme par miracle, mon cocon de coton (dur à dire rapidement !) se déchire à cet instant sur… un petit bolide à plumes croisé pourtant à maintes reprises… une bécassine des marais ! Alors là, une explication s’impose… Pourquoi ce scolopacidé des plus courants en métropole ne m’a jamais fait l’honneur de ce spectacle sonore ? Pourquoi ? Et bien, la raison en est toute simple, la bécassine des marais ne produit ce son que lors de ses vols nuptiaux, vols auxquels je n’avais jamais assisté auparavant car devenus très rares en métropole (en fort déclin, probablement moins de 100 couples nicheurs désormais), la presque totalité des individus étant de simples hivernants. Après avoir pris de l’altitude en cerclant de plus belle, le beau mâle plonge alors les rectrices externes écartées, ce qui les fait vibrer et produit ce son caractéristique ! Le mystère de la chèvre volante tombe donc à l’eau, dommage :).

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En Islande, les bécassines des marais sont très fréquentes et surtout très peu farouches. Quand on pense qu’elles détalent au moindre mouvement en France alors qu’ici on peut les observer à quelques mètres sans qu’elles ne bronchent (restez raisonnable tout de même, observez bien l’oiseau à l’approche et voyez comment il se comporte), c’est quelquefois déconcertant ! Pourtant, quel plaisir de pouvoir détailler à volonté son magnifique plumage.

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Comme pour la barge à queue noire, la bécassine des marais nicheuse en Islande est une sous-espèce qu’on retrouve également aux îles Féroé et Shetland ainsi qu’aux Orcades. Dénommée Gallinago gallinago faeroeensis, elle hiverne en Grande-Bretagne et en Irlande essentiellement. Elle possède un plumage plus contrasté que notre Gallinago gallinago gallinago (non, je ne bégaye toujours pas :)) et des couleurs parfois beaucoup plus vives, certains individus tirant sur le roux voire l’orangé. Vivant dans les zones herbeuses humides, elle se nourrit de petits invertébrés qu’elle extrait des terres boueuses ou molles.

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BLUE LAGOON
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Piège à touristes pour certains, il n’en reste pas moins qu’il est devenu au fil des ans l’un des symboles de l’Islande moderne. Le Blue lagoon est une station thermale caractérisée par un lac artificiel aménagé au beau milieu d’un immense champ de lave.

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Alimentée par la centrale géothermique voisine, l’eau du lagon, puisée dans les entrailles de la Terre (à 2000 mètres de profondeur tout de même !), en ressort à la température du bain. Cette eau, issue de l’activité volcanique exceptionnelle de la péninsule de Reykjanes, est très riche en silice et en micro-algues.

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Tandis que la silice assure à cette eau des propriétés curatives indéniables (pour l’eczéma et le psoriasis notamment), les minuscules algues façonnent l’esthétique du lieu en colorant les bassins d’un bleu-vert laiteux caractéristique. Le contraste avec la noirceur des champs de lave alentours est effectivement saisissante !

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BREIÐAFJÖRÐUR
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Enchassé entre la péninsule de Snæfellsnes et le Vestfirðir (fjords du Nord-Ouest), le Breiðafjörður est le fjord de tous les superlatifs. Jugez par vous-même :
- 125 km de longueur
- 50 km de largeur
- Plus de 6000 km2 dont 2874 km2 de réserve naturelle
- 2700 à 3000 îles, îlots et récifs selon les sources (je vais vous décevoir, je sais, mais je ne les ai pas comptés !)
- 65% des côtes rocheuses et 40% des vasières islandaises !

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De cette immensité bleue criblée d’une myriade d’îlots s’étirent de nombreux petits fjords secondaires venant lécher les montagnes alentours. La côte Nord est particulièrement découpée avec une dizaine de petits bras en enfilade (de 4 à 15 km de long tout de même !). Autant vous dire qu’il ne faut pas être pressé pour parcourir cette magnifique côte désertique (Vous me direz, sauf urgence, qui le serait ?)!

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La variété des paysages est saisissante avec une côte Sud généralement moins escarpée et des paysages tantôt vert éclatant, tantôt sombres et inquiétants.

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Bien que le fjord fasse près de 50 km de large, il est possible par beau temps d’apercevoir depuis la côte Nord les magnifiques sommets enneigés de la péninsule de Snæfellsnes et les reliefs de la péninsule de Klofningur (côte Est).

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Si les caractéristiques géographiques du lieu sont hors du commun, il s’avère également un formidable sanctuaire pour la faune et la flore. Dans cet écosystème largement préservé, la végétation s’avère très diversifiée. Bien que seulement 1 à 2 % des chapelets d’îlots aient été explorés, on recense d’ores et déjà plus d’une centaine de plantes à fleurs, soit près de la moitié des espèces vivant en Islande. Le marnage important est également propice au développement d’une grand variété d’algues et de micro-organismes marins.

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Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la faune du Breiðafjörður soit également exceptionnelle. Côté ornitho tout d’abord, on dénombre en effet pas moins de 50 espèces nicheuses, soit près des 2/3 des espèces nicheuses d’Islande. On y croise notamment l’impressionnant pygargue à queue blanche, le goéland bourgmestre mais aussi le guillemot à miroir et puis, tout au bout, sur les fameuses falaises de Látrabjarg, macareux, pingouins torda et autres fulmars boréaux… Les mammifères marins sont également très bien représentés avec deux espèces de phoques, le phoque commun et le phoque gris, et plusieurs espèces de cétacés dont l’orque, le marsouin commun, le petit rorqual de l’Atlantique Nord ou encore le dauphin à nez blanc.

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BRUME
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En Islande, lorsque le vent vient à tomber, il est très fréquent de se retrouver rapidement enveloppé dans une légère brume ou un brouillard à couper au couteau.
Avec un taux d’humidité bien souvent très élevé et des variations de température rapides, la brume, issue de la condensation de la vapeur d’eau contenue dans l’air par refroidissement, est très fréquente en Islande.
Que ces phénomènes se produisent sur mer ou sur terre, ils donnent toujours lieu à des ambiances magiques propices à la flânerie et à l’émerveillement… La preuve en images.

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BRÚ MILLI HEIMSÁLFA
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Pouvant être traduit littéralement par « Pont entre les continents », cette tranchée naturelle est censée figurer la rencontre des plaques tectoniques eurasiennes et nord-américaines… Un pont métallique l’enjambant permet donc au visiteur d’avoir un pied en Amérique et l’autre en Europe… Ouais bon, OK, je vous sens aussi sceptique que moi :).

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Si je vous parle de cet endroit, c’est surtout qu’il permet de souligner que l’Islande est effectivement à cheval sur ces deux plaques et qu’il s’agit du seul endroit au monde (avec la dépression de l’Afar sur la corne de l’Afrique) où le plancher d’une dorsale océanique est émergé. Il en résulte donc de fréquents séismes et une activité volcanique très soutenue, avec apparition de failles et écoulements de laves. Au fil des siècles, de gigantesques champs de lave se sont ainsi créés, comme ici, dans l’Ouest de la péninsule de Reykjanes.

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