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CASCADE
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A bien y réfléchir, les cascades sont à l’Islande ce que les menhirs sont à la Bretagne, tout un symbole et omniprésentes. Il faut dire que l’environnement s’y prête particulièrement bien. Avec des glaciers à foison et de hauts plateaux se terminant en à-pics vertigineux, toutes les conditions sont bien souvent réunies pour épater nos mirettes, la période la plus propice étant naturellement le printemps (dégel oblige). Et il y en a pour tous les goûts, du gigantisme au riquiqui, du filiforme à l’extra-large… Bref, étant donné que je ne dois me résoudre à faire une sélection serrée de ces merveilles, je vous présente ici uniquement quelques belles inconnues, les autres viendront plus tard au fil des lettres c’est promis ! Si quelqu’un au passage me trouve le nom de ces beautés, je serai ravi (petits indices : la première se trouve à la porte des Fjords du Nord-Ouest, à l’écart de la route 60, entre les fermes d’Ásgarður et de Bessatunga ; la seconde se trouve dans la péninsule de Vatnsnes, près de la ferme de Tjörn ; la troisième, je la connais presque (oui et non en fait…), mais celle-là, je laisse chercher les heureux lecteurs ayant déjà foulé le sol islandais (un indice tout de même, les petits détails font les grands mystères :)) !!!
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CHEMINEE ou CHEMINER
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Bon, faut pas trop se prendre au sérieux quand même !

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CHEVALIER GAMBETTE
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Avec ses longues guibolles rouge vif et sa manie de jouer les sentinelles, le chevalier gambette est un oiseau très facilement observable en Islande. Omniprésent en bord de mer, on le repère souvent à son attitude en période nuptiale.

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Craintif, il se positionne fréquemment sur un poteau ou un point haut pour surveiller son territoire et protéger sa progéniture. Si un intrus s’approche de trop près, il hoche continuellement l’avant de son corps et lance une salve de yipp-yipp-yipp qui ne s’arrêtera qu’une fois la menace éloignée. Par la même occasion, il sert donc de veilleur pour les espèces aviaires avoisinantes. On pourrait donc croire qu’il bosse pour les autres mais pas tout à fait puisque les services sont mutuellement partagés. S’il excelle dans l’art d’attirer le visiteur par ses mimiques répétées et ses cris incessants, il n’ira cependant pas défendre farouchement sa ponte contre des prédateurs. Il accepte de ce fait assez couramment la présence d’autres limicoles plus combatifs à ses côtés, comme la barge à queue noire par exemple.

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Sur le littoral, ce sympathique limicole arpente plages et vasières en quête de vers, de petits mollusques et de crustacés. Dans les terres, on le retrouve autour des marais et zones humides où il se nourrit également d’insectes au stade larvaire.

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Tenant son nom à ses magnifiques gambes (vieux français de jambes), c’est-à-dire gambettes, l’adulte ne peut guère être confondu qu’avec le chevalier arlequin. Cette confusion n’est cependant possible qu’en période internuptiale, le chevalier arlequin ayant des pattes et un plumage noir en nuptial. En internuptial, les deux espèces ont effectivement les pattes et la base du bec rouge vif mais le gambette est plus petit et moins élégant avec des pattes et un bec plus courts. En vol, le gambette est facilement reconnaissable aux larges bandes blanches présentes à l’arrière de ses ailes et à la tache blanche sur son croupion remontant en pointe vers le dos.
Le juvénile quant à lui peut être confondu avec un chevalier sylvain mais ce dernier, plus petit, présente un large sourcil blanc et des pattes vert jaunâtre et non jaune orangé.

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Comme pour la bécassine des marais et la barge à queue noire, l’espèce nicheuse en Islande est une sous-espèce présente également dans les îles Féroé, Tringa totanus robusta. La principale différence avec notre Tringa totanus totanus est la taille un peu plus imposante des individus islandais et féroïens.

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COURLIS CORLIEU
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Facilement reconnaissable à son long bec arqué, le courlis courlieu est un nicheur très fréquent en Islande. Sa population nicheuse, estimée entre 100 000 et 200 000 couples, constitue près de la moitié de la population mondiale, les autres individus nichant en Scandinavie, en Russie, en Biélorussie, dans les pays baltes et les îles britanniques et Féroé. Au pays des glaces, c’est évidemment la sous-espèce Numenius phaeopus islandicus qui est représentée. Elle est également présente dans les îles Féroé, en Écosse ainsi qu’en petit nombre au Groenland. Les courlis corlieux y sont présents uniquement en période estivale, les beaux jours sur le déclin, ils repartent chaque année hiverner en Afrique de l’Ouest principalement.

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S’il est parfois possible de le confondre avec son compère cendré, l’erreur d’identification s’amenuise en Islande car le cendré n’y est présent qu’en période hivernale. Ce dernier est par ailleurs plus grand, avec un bec plus long et ne possède pas la bande pâle caractéristique du corlieu au centre de la calotte.

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En période de nidification, les courlis corlieux affectionnent les landes et tourbières mais aussi les rivages nordiques et les marais de la taïga. Bien qu’il n’existe pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce, on dissociera mâle et femelle au comportement, la femelle assurant seule la construction du nid assez rudimentaire, à même le sol, fait de brindilles, de débris de bois, d’herbes sèches ou de lichens. L’incubation sera en revanche partagée avec le mâle pendant quatre semaines environ et au cours desquelles 2 à 5 petits naîtront. Après quelques jours passés près du nid, les petits seront pris en charge par les adultes, certains restant sous la coupe du mâle et les autres sous celle de la femelle. A peine un mois et demi plus tard, les juvéniles s’envoleront déjà et tout ce petit monde entamera alors une longue route vers l’Afrique à la recherche d’un hiver ensoleillé et riche en nourriture…

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CRATERE VOLCANIQUE
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Témoin d’une activité volcanique intense, les cratères volcaniques sont nombreux en Islande. On en dénombrerait près de 200 dont près de 130 sur des volcans encore en activité. Le cratère à proprement parlé ne doit cependant pas être confondu avec le volcan en tant que tel. Le cratère est en fait la dépression se situant en général au sommet du volcan mais pouvant également se développer sur son flanc. Cette dépression peut être circulaire ou elliptique et lorsque le volcan est au repos ou éteint, se remplir d’eau pour former de magnifiques lacs aux couleurs souvent magiques. Ces cuvettes naturelles qui peuvent être gigantesques se forment à la suite d’éruptions volcaniques, soit après éjection violente de magma, soit après affaissement suite à la vidange de la chambre magmatique.

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CYGNE CHANTEUR
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Avec une population nicheuse estimée à 16 000 couples, le cygne chanteur est un oiseau commun en Islande. On l’y retrouve à peu près partout, que ce soit au plus profond des fjords ou sur les lacs de montagnes et les étangs de la toundra. Contrairement à son cousin tuberculé qui fréquente nos plans d’eau, le cygne chanteur ne possède pas cette protubérance caractéristique à la naissance du bec. Ce dernier n’est pas non plus rouge orangé mais jaune et noir, avec plus de jaune que de noir (contrairement au cygne de Bewick). Le cygne chanteur est un très grand oiseau pouvant atteindre 2,40 m d’envergure pour près de 11 kg ! Bien qu’ayant un chant peu harmonieux, il doit son nom à son côté bavard car il est en effet très bruyant comparativement aux autres cygnes, avec des cris sonores assez variés.

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Chez les cygnes chanteurs, les couples sont formés pour la vie. L’énorme nid constitué de feuilles, de tiges et de plumes, accueille à la belle saison 4 à 6 œufs qui seront couvés pendant un mois et demi environ. Les poussins sont nidifuges, ils naissent couverts de duvet et aptes à quitter le nid. Après s’être baladés un moment sur le dos de leur mère, il fendront bientôt les eaux calmes qu’ils affectionnent et prendront leur envol vers 3 mois.

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(*hors catégorie pour Samuel et Jérôme ;))
BLOAVEZ MAD à toutes et à tous 🙂
Amitiés
Seb


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