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DALVÍK
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Petit village de pêcheurs fort sympathique, Dalvík est pour moi un havre de paix. Blotti au pied des magnifiques montagnes enneigées de la péninsule des trolls, la Tröllaskagi, il s’étire tout en douceur le long des rives calmes de l’Eyjafjörður. Certes, ce n’est sans doute pas le plus beau village d’Islande mais il y règne une atmosphère douce et relaxante et les environs sont tout bonnement magnifiques. Bien entendu, savoir apprécier l’odeur de poisson qui y flotte peut aider :).

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A la belle saison, les alentours du village se parent de forêts de lupins bleus d’Alaska (Lupinus nootkatensis) qui égayent la montagne et les rives du fjord.

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Malheureusement, si cette plante introduite au pays de glace au sortir de la guerre a permis en de nombreux endroits de fixer les sols et de ralentir l’érosion, sa vivacité laisse peu de place à la concurrence locale et endémique…

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DESERTS ISLANDAIS
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N’imaginez tout de même pas découvrir ici de magnifiques dunes de sable orangé avec un dromadaire en toile de fond, on reste en Islande les amis :). Non, les déserts islandais ressemblent plus à d’immenses étendues faites de lave, de cendre ou de cailloux. Mystérieuses et inhospitalières, elles sont l’ordinaire des hauts plateaux islandais, terres oubliées et reculées qui façonnent depuis toujours l’imaginaire collectif. Constituant l’essentiel de l’intérieur de l’île, les conditions extrêmes qui y règnent les rendent inhabitables et même impossibles d’accès une grande partie de l’année. Pendant les courts mois d’été, il est cependant possible de parcourir ces fascinantes étendues lunaires où l’on se sent vite petit grain de poussière dans un océan minéral…

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DETTIFOSS
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Cascade de tous les superlatifs, Dettifoss est la maousse cascade islandaise par excellence. Charriant 200 000 à 500 000 litres par seconde (oui oui, par seconde !), elle est probablement la cascade la plus puissante d’Europe. Les eaux glacées qui l’alimentent viennent de la Jökulsá á Fjöllum, seconde rivière la plus longue d’Islande (206 km) et issue de la fonte du glacier Vatnajökull.
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Haute de 44 m et large de près de 100 m, elle se jette à corps perdu dans les gorges de Jökulsárgljúfur, canyon de la Jökulsá á Fjöllum. Comme beaucoup de choses en Islande, ce canyon doit son origine à des éruptions volcaniques ayant eu lieu il y a 8000 à 9000 ans seulement. Ces éruptions ont formé des coulées de lave qui se sont ensuite érodées au passage des eaux impétueuses issues de la fonte du glacier. Ce mécanisme a très probablement été accéléré par des inondations successives liées à une activité volcanique soutenue sous le glacier. Aujourd’hui encore, le processus d’érosion se poursuit, mais plus doucement, enfin, jusqu’à la prochaine grosse éruption !

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DJÚPVEGUR
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La Djúpvegur, littéralement la route du Djúp, est une célèbre portion de la route 61 des Vestfirðir (fjords de l’Ouest) tirant son nom de l’immense Ísafjarðardjúp (le profond fjord glacé en français) qu’elle longe sur près de 180 km. S’étirant entre Bolungarvik et la côte septentrionale du Breiðafjörður, elle traverse des paysages à couper le souffle. Longeant les nombreux fjords de la côte Sud de l’Ísafjarðardjúp, elle entraîne le visiteur dans des paysages de toute beauté, à cheval entre mer et montagnes.

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La très faible densité de population de l’endroit est également propice à la présence d’un grand nombre d’espèces animales. Au détour des fjords, on peut ainsi croiser cygnes chanteurs, plongeons catmarins, eiders en pagaille ainsi que de belles colonies de phoques communs (Phoca vitulina).

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DRANGSNES
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Minuscule village d’à peine 70 âmes, Drangsnes sur dresse sur le rivage découpé de la baie d’Húnaflói, à l’embouchure du Steingrímsfjörður. En face du petit hameau constitué par deux uniques rues, se trouve la petite île de Grímsey (à ne pas confondre avec sa grande sœur bien connue et traversée par le cercle polaire). La légende locale raconte que Grímsey vit le jour lorsque trois trolls tentèrent de détacher les Vestfirðir (fjords de l’Ouest) du reste de l’Islande. En jetant roches, lave et boue dans toutes les directions, ils créèrent ainsi ce petit bout de terre et toutes les îles du Breiðafjörður. Fort heureusement, le lever du soleil les pétrifia alors que seulement 8 petit km de terre leur avaient résisté… Aujourd’hui, l’un de ces trolls pétrifiés, Kerling, est encore visible à Drangsnes. Son taureau, Uxi, est visible au Nord-Ouest de Grímsey.

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La baie d’Húnaflói étant très ouverte (50 km de large pour 100 km de long), les tempêtes y sont fréquentes. En témoignent les nombreux troncs d’arbre sibériens qui s’échouent ici après avoir dérivé des milliers de kilomètres dans l’océan glacial arctique via le courant du Groenland oriental (à la vitesse moyenne de 400 à 1000 km par an, ils mettent environ 4 à 5 ans pour parvenir en Islande). Une véritable aubaine pour les populations locales dans un pays où le bois est si rare. Rendus très durs et quasi-imputrescibles par ces longues années passées en mer, ces troncs trouvent depuis des siècles une seconde vie dans le quotidien de nos amis islandais.

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DYNJANDI
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Et voici la réponse partielle à la 3ème énigme « cascade » de la lettre C :). Impossible de ne pas succomber aux charmes de ce mur d’eau dégringolant de la montagne enneigée. La cascade de Dynjandi est la plus grande et la plus impressionnante des sept cascades qui se succèdent pour amener la rivière Dynjandisá jusqu’au Dynjandisvogur (voir plus bas), l’un des nombreux bras de l’Arnarfjördur.

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Si l’ensemble appelé aussi Fjallfoss fait près de 100 mètres de haut, la Dynjandi s’étire tel un immense éventail de 30 m au sommet par 60 m à sa base.

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Les autres cascades, plus modestes, complètent cependant magnifiquement ce tableau de maître.

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DYNJANDISHEIÐI
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Plateau désertique surplombant la partie orientale de l’Arnarfjörður, le Dynjandisheiði est traversé par la route 60 qui offre sur cette portion de superbes panoramas sur la montagne enneigée et les fjords encaissés (tels le Dyjandisvogur éponyme). Si les sommets culminent seulement à 752 m, cette route est uniquement praticable à la belle saison. Le reste du temps, elle est recouverte d’un épais manteau neigeux pouvant atteindre près de 10 m d’épaisseur par endroits ! Afin de désenclaver les rares habitants de la région, un projet de tunnel serait dans les cartons… En attendant, profitons-en pour nous en mettre plein la vue ;).
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DYNJANDISVOGUR
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Magnifique fjord au fond duquel se jette la cascade de Dynjandi et l’ensemble de Fjallfoss. Prolongeant l’Arnarfjördur vers les hauts plateaux de Gláma et le Dynjandisheiði, le Dynjandisvogur fait seulement 1,5 km de large pour 2 km de long. Une paille en comparaison avec ses grands frères, les Islandais parlent d’ailleurs de crique (vogur) et non de fjord pour ce petit coin de paradis.
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DYRHÓLAEY
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Point le plus mériodional d’Islande, Dyrhólaey est aussi l’un des plus pluvieux avec près de 2300 mm/an (presque deux fois plus qu’à Brest c’est dire :)). Facilement repérable à sa fameuse arche volcanique et à la ribambelle de rochers à proximité. La jolie péninsule est par ailleurs un lieu de nidification important pour les macareux moines, fumars et autres guillemots.

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Merci à tous pour votre patience et à « très vite » pour la lettre E 😉


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