_____________________________________________________
JARÐBÖÐIN VIÐ MÝVATN
_____________________________________________________
Pendant septentrional du mythique Blue Lagoon, les bains naturels de Mývatn (Jarðböðin við Mývatn) en possèdent les avantages sans les inconvénients. Bénéficiant eux aussi d’un cadre idyllique pour faire trempette dans des eaux chaudes et bleutées, ils sont par ailleurs bien moins onéreux et généralement moins bondés. Je n’ai pas testé mais ma chère et tendre si et il paraît que c’est divin… Tellement qu’elle en a oublié mon petit cliché :). Du coup, vous n’aurez droit qu’à une photo prise à 1 petit km de là ! Attention, n’allez pas tester un plongeon à cet endroit, la couleur y est mais pas le reste, il s’agit d’un bassin de la centrale géothermique attenante de Bjarnarflag ;).

_____________________________________________________
JÖKULHLAUP
_____________________________________________________
Débâcles glaciaires d’une violence inouïe, les jökulhlaups sont le cauchemar des Islandais. Ces catastrophes naturelles résultent de la vidange soudaine d’un lac glaciaire causée par une éruption volcanique. Sur cette terre de glace et de feu qu’est l’Islande, les conditions sont donc idéalement réunies pour produire périodiquement des crues dantesques et incontrôlables.
L’un des pires jökulhlaups de l’histoire moderne islandaise eu lieu du 5 au 8 novembre 1996. Cinq semaines après un premier tremblement de terre de magnitude 5 et le commencement d’une éruption volcanique du Grímsvötn sous le glacier Vatnajökull, la calotte glaciaire cède sous la pression. D’énormes quantités de glace et d’eau sont ainsi libérées 52 heures durant. 3000 milliards de litres (3 km3) et 185 millions de tonnes de sédiments seront ainsi évacués vers l’Océan, inondant au passage sous 3 à 5 mètres de boue, de glace et d’eau une étendue terrestre de 50 km de largeur ! Au plus fort de la crue, le furtif monstre atteindra le débit fou de 45 millions de litres à la seconde ! Fort heureusement, cette zone située au Sud de l’île est inhabitée et les dégâts seront seulement matériels. Ceux-ci seront cependant importants, notamment pour les infrastructures routières avec la principale route du pays, la fameuse route n°1, détruite sur une dizaine de kilomètres et endommagée sur une dizaine d’autres. Trois ponts seront également emportés au cours de l’événement. Les vestiges de l’un d’entre eux sont toujours visibles le long de la route 1, entre les hameaux de Kálfafell et de Hof.

_____________________________________________________
JÖKULSÁRGLJÚFUR
_____________________________________________________
Voir aussi à Dettifoss.
La Jökulsárgljúfur est une gorge islandaise formée par le Jökulsá á Fjöllum, l’un des plus longs fleuves du pays. 12 % du parcours de la Jökulsá s’effectue dans cet étroit canyon de 24 km de long qui démarre aux fameuses chutes de Selfoss (10 m) puis de Dettifoss (44 m). A mesure que l’on progresse vers le Nord, les gorges se creusent de plus en plus pour atteindre jusqu’à 120 m de hauteur.

D’un point de vue géologique, la Jökulsárgljúfur est une jeunette puisqu’elle daterait de la fin de la dernière glaciation, il y a 9000 ans environ. A la suite de deux éruptions volcaniques consécutives, d’énormes coulées de lave se sont déversées sur la plaine originelle. Le retrait progressif des glaciers va charrier au fil des siècles d’énormes quantités de glace et de sédiments en direction de l’Arctique. Renforcées ponctuellement par des jökulhlaups dévastateurs, les coulées de lave vont progressivement s’éroder jusqu’à former cette profonde gorge aux parois déchiquetées.

Aujourd’hui encore, l’érosion de la Jökulsárgljúfur se poursuit au rythme des caprices du ténébreux Jökulsá á Fjöllum…

_____________________________________________________
JÖKULSÁRLÓN
_____________________________________________________
L’un de mes seuls regrets lors de mon dernier périple en Islande, ne pas avoir pu regoûter au plaisir de contempler le Jökulsárlón au soleil couchant… Programmé de longue date, une pluie battante et surtout des vents à plus de 120 km/h m’ont amené à revoir mes plans à la toute dernière minute. J’ai en effet dû contourner la région pour éviter notamment les terribles nuages de cendres qui se soulèvent lors de ces tempêtes (surtout depuis la dernière éruption de l’Eyjafjallajökull) et entraînent de lourds dégâts sur vitres et carrosseries des véhicules en un rien de temps (attention, les assurances standards ne couvrent généralement pas ces dommages spécifiques à l’Islande et les assurances complémentaires éventuelles sont à des prix exorbitants (surtout les franchises), c’est bon à savoir…). Du coup, désolé, vous n’aurez qu’à de vieilles photos un peu vilaines et mes lointains souvenirs pour agrémenter ce chapitre :(.
Merveille parmi les merveilles, le Jökulsárlón est un lac proglaciaire (ou une lagune glaciaire pour les partisans du la ;)) d’une incroyable beauté. Formé il y a 82 ans seulement par le recul d’une langue glaciaire du Vatnajökull (encore lui :)), le Breiðamerkurjökull, il a aujourd’hui une superficie de 18 km2. Sa beauté réside dans la variété des formes et couleurs des icebergs se détachant régulièrement du glacier et flottant à sa surface.

Les variations de couleur s’expliquent notamment par la présence de soufre et de cendres issus de l’activité volcanique du milieu.

Au fil des saisons, les icebergs fondent, se disloquent et terminent leur course sur la plage toute proche.

Un conseil, si vous souhaitez profiter pleinement de l’endroit, venez-y très tôt le matin ou très tard le soir, vous l’aurez pour vous seul ou presque. Vous pourrez alors partir loin, très loin, accompagnés seulement des cris des sternes piquant la surface, sous le regard des phoques couchés sur cette banquise en perdition…

A très bientôt pour la lettre K ;).



Laisser un commentaire