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NÁMAFJALL
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Voir aussi à Hverarönd et à fumerolles.
Magnifique colline d’or et de feu, à deux pas du lac Mývatn (Nord-Est). Enfichée tel un joyau dans un désert de lave à la noirceur inquiétante, la magie du lieu est encore amplifiée par les fumerolles, solfatares et marmites de boue bouillonnant à ses pieds, dans le champ géothermique de Hverarönd (appelé aussi Hverir, voire même Námafjall).

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Culminant à 482 mètres d’altitude seulement, la vue depuis son sommet est pourtant époustouflante. Tandis qu’au Sud-Ouest et à l’Ouest s’étendent les eaux calmes du lac Mývatn, il est bordé au Nord par la route 1 et le fameux col de Námaskarð, à l’Est par le champ hydrothermal de Hverarönd, à l’Ouest par la centrale géothermique de Bjarnarflag (voir aussi à Kröflustöð). Un peu plus loin au Sud et à l’Est se trouvent les vastes étendues de lave du Búrfellshraun.

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Signifiant la montagne de la mine en islandais, le Námafjall fut en effet exploité par le passé pour son importante teneur en soufre, minéral entrant dans la composition des poudres à canon notamment. C’est bien entendu à ce soufre que l’on doit cette magnifique couleur dorée.

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En contrebas de la face Ouest, le champ géothermique de Hverarönd (appelé aussi Hverir) est l’un des sites les plus touristiques d’Islande (hors saison estivale, ce n’est tout de même pas Disneyland… enfin, pour le moment…). Avec ses innombrables fumerolles, mares de boue bouillonnantes et sources chaudes, l’endroit est sans conteste l’une des grandioses vitrines de l’intense activité volcanique de l’île.

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Réchauffées par les roches en fusion de la chambre magmatique du Krafla voisin, les eaux souterraines remontent ici chargées en gaz (sulfure d’hydrogène essentiellement) et minéraux (soufre, fer, aluminium, sulfate, magnésium…).

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Les émanations de sulfure d’hydrogène issues des fumerolles et solfatares (fumerolles dégageant d’importantes quantités de soufre et constituant les dépôts éponymes) donnent à l’endroit cette odeur caractéristique d’œuf pourri que l’on retrouve aussi à Seltún (péninsule de Reykjanes). Ici et là, les fumerolles s’envolent et virevoltent au gré des vents, caressant d’un souffle tiède les visiteurs de passage, silhouettes fantomatiques errant dans cet univers post-cataclysmique…

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Comme la très grande majorité (si ce n’est la totalité) des sites touristiques islandais, Hverir était jusqu’à présent libre d’accès et gratuit. Malheureusement, il semblerait que tout ceci soit en train de changer, le site étant apparemment devenu payant au plus fort de la saison touristique (juillet-août), comme Leirhnjúkur d’ailleurs. Tellement dommage mais sans doute prévisible lorsqu’on voit à quelle vitesse le tourisme de masse croît sur l’île, entraînant avec lui son inexorable (f)lot de personnes irrespectueuses de l’environnement et de businessmen qui ont su flairé le bon filon… Espérons que l’Islande et les Islandais sauront contenir à une juste mesure ce dangereux virus, sans doute nécessaire à l’économie du pays mais avec lequel ils pourraient perdre leurs âmes et bien plus encore…

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NARFEYRI
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Minuscule petit hameau comme on en trouve des dizaines en Islande. Quelques hangars agricoles, une ou deux maisons et … une charmante petite église à la toiture rouge vif.
L’histoire de cette petite église résume à elle-seule la pugnacité qu’il a fallu à des générations d’Islandais pour vivre dans un pays aussi rude ; un pays où à chaque endroit, à chaque instant, la Nature vous démontre d’une manière ou d’une autre son infinie puissance.
Construite sur les vestiges d’une église érigée à l’époque médiévale en l’honneur de Saint-Nicolas, cette dernière fut démantelée lors du rattachement de la bourgade à Stykkisholmur en 1563. Une nouvelle église fut bâtie en 1867 mais une tempête l’emporta la même année. Les habitants de l’époque ne se découragèrent pas et reconstruisirent l’édifice en 1888 où elle fut à nouveau dévastée le 23 décembre de cette même année ! Remise à nouveau d’aplomb en 1889, elle tint bon jusqu’en 1897. L’église actuelle fut érigée en 1899, détruite partiellement elle-aussi par une tempête en 1900 et restaurée cette même année…

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A bientôt pour la lettre O ;).



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