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RAUÐISANDUR
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A quelques encablures seulement des immenses falaises de Látrabjarg, la magnifique plage de Rauðisandur vaut incontestablement le détour. Perle des Vestfirðir, elle étire ses 10 km de sable roux entre d’immenses falaises basaltiques et de riants tapis de verdure.

Accessible par la route 614 (non revêtue) qui traverse les étendues montagneuses du Sandsfjöll, le splendide paysage se découvre au détour d’une épingle à cheveux.

En contrebas, l’immense lagune de Bæjarvaðall ferme le Sud-Est de la baie. Telle une chevelure endiablée, elle étire son réseau de chenaux ciselés par les eaux glacées dévalant des sommets enneigés.

Dans cet environnement paisible au possible, quelques fermes isolées se sont installées ici et là. On y trouve également un sympathique « café français » (Franska kaffihúsið en Islandais dans le texte), un camping et… une adorable petite église :).

Les fermes vivent ici de l’élevage de moutons bien entendu. Libres d’aller où bon leur semble, ces derniers évoluent entre les myriades de mares, les chenaux et les prés salés qui garnissent l’arrière-plage.

Ce biotope préservé est également propice à l’épanouissement de nombreuses espèces d’oiseaux. Phalaropes à bec étroit, bécassines des marais, sternes arctiques, labbes parasites, huîtriers pie et courlis corlieux assurent le spectacle pour les rares visiteurs de passage.

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Côté plage, la vie animale n’est pas en reste puisqu’il semble qu’une belle colonie de phoques communs prend possession des bancs de sable à marée basse. Mais le clou du spectacle reste ici cet immense tapis d’or s’étendant à perte de vue.

Variant du jaune paille au orange intense au gré des marées, des averses et de l’ensoleillement, le contraste avec le bleu du ciel et le noir des falaises est saisissant.

Porté par la douce musique de l’océan, une palette de couleurs incroyable s’offre ici à vous… Un irrésistible appel à la rêverie et à l’émerveillement…

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RENARD POLAIRE
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Voir aussi à faune islandaise. Appelé également renard arctique ou isatis, le renard polaire (Arctic fox, Vulpes lagopus) est le seul mammifère natif d’Islande. Arrivée sur l’île lors de la dernière glaciation, la population islandaise fut à nouveau renforcée lors du petit âge glaciaire, il y a 200 à 500 ans. Profitant du gel des océans à cette période, des individus arrivèrent de Russie, d’Amérique du Nord ou encore du Groenland et permirent ainsi de rebrasser génétiquement les populations. Avec le réchauffement climatique actuel, de tels événements ne semblent bien entendu plus possible et les renards polaires islandais semblent voués à diverger génétiquement de leurs parents continentaux.
Si la population islandaise approche probablement aujourd’hui les 10 000 individus, ces dernières années a été observée une chute sensible de la population, la première depuis 1979, date des premiers suivis nationaux. Plusieurs causes ont été avancées pour expliquer ce phénomène, la pression de la chasse, les modifications climatiques, la pollution, la compétition intraspécifique, la surmortalité des renardeaux ou encore la variation du nombre de proies d’une année à l’autre.

Plus petit que notre renard roux (Red fox, Vulpes vulpes), le renard polaire s’en différencie également par un pelage blanc immaculé très épais en hiver et brun léger en été (il existe également une forme dite bleue avec un pelage brun foncé toute l’année). Ses oreilles sont également plus petites et son museau plus court. Son épaisse fourrure le protège des rudes conditions hivernales. En Islande, on le retrouve quasiment sur toute l’île mais la densité de population est cependant plus importante dans les fjords de l’Ouest (Vestfirðir) et encore plus dans le Hornstrandir, cette magnifique réserve naturelle inhabitée et protégée à l’extrême Nord-Ouest de l’île. A défaut de rongeurs et notamment de lemmings (Lemmus lemmus), les renards polaires islandais se nourrissent essentiellement d’œufs et d’oiseaux nicheurs prélevés dans la toundra arctique ou sur le littoral, mais aussi de cadavres d’animaux marins, d’invertébrés ou encore de baies sauvages.
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RENNE
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La population de rennes islandais (Reindeer, Rangifer tarandus) est une population férale. Introduite de Norvège à la fin du XVIIIème siècle à des fins d’élevage nomade à la manière des samis de Laponie, la mayonnaise ne prit jamais et les premiers animaux retournèrent rapidement à l’état sauvage. Après avoir colonisés la toundra aux alentours des trois ères d’introduction historiques (nord, est et sud-ouest), la population déclina vers la fin du XIXème siècle et disparut du nord et du sud-ouest de l’île. Quelques centaines d’individus survécurent cependant à l’est et, après un milieu de XXème siècle difficile, les effectifs amorçèrent une remontée progressive. Aujourd’hui, on estime la population islandaise à 3000 rennes environ. Tous vivent désormais dans l’est et le nord-est du pays. Pendant la période estivale, ils colonisent les hauts plateaux à toundra s’étendant au nord du Vatnajökull. L’hiver en revanche, il n’est pas rare de les voir s’approcher de la côte et coloniser les fjords de l’Est jusqu’aux alentours de Höfn (sud-est de l’île).

Croiser ces animaux en Islande est un défi bien plus élevé que de le faire en Laponie où ils sont partout ou presque. N’ayant guère exploré en profondeur l’est du pays, je ne désespère pas d’y rencontrer ce bel animal un de ces quatre… En attendant, pour ceux d’entre vous tombés sous leur charme, je vous invite à faire un petit flash-back en 2013;).
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REYKJANESSKAGI
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Voir aussi à Blue Lagoon, Brú milli heimsálfa, Graenvatn, Grindavík, Kleifarvatn…

Étrange péninsule située au Sud-Ouest de l’Islande, à deux pas de la capitale. Façonné par une activité volcanique intense et omniprésente, l’endroit est un bout de terre à vif, fumant, sifflant, craquelant de toutes parts. Ici, champs de laves et fumerolles sont légion, les sources chaudes jamais bien loin.

Et pour cause, la péninsule de Reykjanes constitue en fait la partie émergée de la dorsale médio-atlantique éponyme. Elle forme ici un rift, une large zone où la croute terrestre s’amincit. On y dénombre ainsi pas moins de quatre systèmes volcaniques indépendants !

Pas étonnant d’y découvrir ces immenses étendues sombres et inquiétantes où champs de lave et chaos minéral s’étendent jusqu’aux portes de l’océan.

Pas étonnant que chaque brin de verdure, chaque petite plante poussant ici soit synonyme de petit miracle.

Pas étonnant de se croire débarqué sur une autre planète, aux confins de l’Univers.

Pas étonnant et pourtant si fascinant…

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REYKJAVÍK
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Le problème avec les blogs naturalistes c’est qu’on ne peut pas raisonnablement y traiter de tout… Ça me fait une bonne excuse car je n’ai que des photos très très vilaines de la capitale islandaise :). J’en profite toutefois pour vous dire que c’est une ville fort agréable, à dimension humaine et où il fait vraiment bon flâner ici et là… Et si, cerise sur le gâteau (ou plutôt rhubarbe sur le Hjónabandssaela comme dirait les Islandais !), vous aimez les odeurs de Fish & Chips, alors vous serez comblé :).
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REYNISHVERFI
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Superbe bout d’Islande à l’extrémité Sud de l’île. Accessible depuis la route 1 par la magnifique Reynishverfisvegur (route 215) qui slalome entre les monts verdoyants et les lieux-dits en Reyni (rien à voir avec le médoc, pas de pub ici :)). Reynir, Reynisholt, la sympathique Reyniskirkja, Reynishólar et enfin au bout du bout, la superbe plage de Reynisfjara et les stacks rocheux de Reynisdrangar. Détachés des falaises basaltiques par l’érosion, ils dressent fièrement leur étroite silhouette au-dessus de l’océan. Dans leur dos, les orgues basaltiques recouvrent l’immense grotte creusée au fil des millénaires dans la falaise. Survolé par les macareux partant en pêche, assis dans le sable noir, vous contemplez ce tableau de maître et vous vous dîtes que oui, incontestablement, l’Islande est une île incroyable…
See you soon à la lettre S ;).



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